La fontaine des besoins

REMONTEZ A LA SOURCE DU PROBLEME!!!

TOUT COMPORTEMENT EST LE FRUIT D’UN SENTIMENT, LUI-MEME LE FRUIT D’UN BESOIN NON COMBLÉ

Plonger (dans le sens creuser) sous le comportement aide à comprendre ce qui se passe vraiment.

Le comportement est conséquence des sentiments, et les sentiments sont conséquences des besoins (en particulier ceux non comblés)

Par exemple un enfant peut être violent car il ressent de la jalousie, de la colère et il ressent ça car son besoin d’affection n’est pas comblé, à l’arrivée d’un petit frère ou petite soeur ou autre. Un enfant n’est pas mauvais par nature, son comportement peut l’être et quand c’est le cas il faut chercher la cause.

C’est pareil pour nous, quand on énervés c’est pas par plaisir d’être méchant c’est car un besoin n’est pas comblé et il faut chercher lequel. Pour les mamans, c’est souvent un besoin de reconnaissance, de gratitude, parfois de sommeil aussi.

Personnellement, c’est mon besoin de sommeil qui a le plus d’influence sur mon comportement et sur ma patience (ou plutôt manque de patience) avec mes enfants et mon mari. Au début je ne m’en étais pas rendu compte. J’étais très irritable et ne supportais rien quand j’étais fatiguée. Maintenant quand je sens que je suis fatiguée, je le dis aux enfants et à mon mari et ils savent qu’il ne faut pas me chercher. Ils me proposent même d’aller faire la sieste parfois. Mais s’ils restent à la maison je ne peux pas car j’ai aussi besoin de calme pour dormir. LOL

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Etapes pour l’établissement de règles familiales

1. S’arranger pour que tout le monde participe
Rappelez que comme vous vivez tous sous le même toit, vous devez vous entendre sur certaines règles qui devront s’appliquer à tout le monde. Les plus jeunes enfants peuvent s’assoir sur les genoux d’un grand même s’ils ne peuvent pas vraiment participer. Si un enfant ne veut pas participer, ne soyez pas vexés. Vous pouvez lui faire remarquer qu’il va manquer une occasion d’avoir son mot à dire et que les règles sur lesquelles toute la famille va se mettre d’accord s’appliquera pour lui aussi.

2. Parlez de comment vous voulez vous sentir dans la famille
Encouragez tout le monde à partager leurs idées sur quels sentiments sont confortables et lesquels sont inconfortables pour eux dans la famille.

3. Partagez sur les comportements problématiques
Demandez à tout le monde de parler librement, sans reproches ni recherche de coupables, sur des situations ou comportements que la famille peut arranger. Vous risquez d’être surpris par ce que vous entendrez ; si vous pouvez entendre des vérités de la maison parfois inconfortables, les enfants ont plus de chances d’écouter à leur tour ce que vous avez à dire.

4. Partagez des idées de règles
Identifiez des problèmes sur lesquels vous aimeriez des règles communes qui marchent. Tolérez aussi bien les idées farfelues de solutions que les plus sérieuses. Ensuite choisissez quelques difficultés en particulier. Pour chaque comportement que vous ne voulez pas pensez à un comportement que vous voudriez à la place. Remplissez la feuille « Nos règles familiales » au fur et à mesure que la conversation avance, et ensuite produisez votre propre version. Faites-la colorée et amusante.

5. Gardez les règles simples et spécifiques
Les règles doivent être claires, faciles à comprendre et réalistes. Evitez les règles du style « soyez sages, ne faites pas de bêtises… » ou « Soyez heureux, ne soyez pas tristes/en colère…

6. Décidez d’une récompense et d’une punition pour chaque règle
Quand quelqu’un applique une certaine règle, une récompense vient féliciter son choix. Quand quelqu’un enfreint une règle, une punition s’ensuit comme conséquence. Pour des règles familiales du style « parlez-vous gentiment, ne criez pas les uns sur les autres », les enfants acceptent la règle beaucoup plu facilement si les parents la respectent aussi, et acceptent une récompense et punition adaptés à eux aussi. Laissez aussi bien les adultes que les enfants décider des récompenses et des punitions.

7. Limitez les règles familiales
Un maximum de quatre ou cinq est largement suffisant. Avoir une liste courte permet à chacun de se rappeler des règles et de les appliquer.

8. Enlevez et ajouter de nouvelles règles en cas de besoin
Les règles ne sont pas gravées dans le marbre. Quand quelque chose ne représente plus un problème ayez une fête pour « suspension de règle » ! La règle s’applique toujours mais la famille peut célébrer le fait que tout le monde l’applique. Rappelez-vous de répéter combien vous aimez le nouveau comportement. Si un nouveau problème apparait, répétez les étapes 1 à 6 pour créer une nouvelle règle.

Cliquer ici pour accéder au tableau des règles familiales

 

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Le train du sommeil

J’ai lu et partage avec vous un article sur le sommeil de bébé. Une bloggueuse à qui on avait lancé un défi sur la parentalité écrit :

Reprenant l’un des derniers défis proposés par Mme Déjantée, j’ai attrapé le 1er livre sur la parentalité à ma portée. Il s’agissait du dernier ouvrage de Marjolaine Solaro, connue également sous le pseudo de Marjoliemaman. Ce petit livre regroupe 120 astuces pour que bébé fasse ses nuits: un condensé de petits conseils qu’on connait parfois déjà mais qu’il est bon de relire parce qu’au quotidien, on les oublie parfois … ou bien on fait tout le contraire en pensant que …

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Bref, je l’ai ouvert à la page 25 et j’y ai trouvé le Conseil n°13. Celui du petit train.

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“En journée et surtout le soir, dès que votre enfant montre des signes de fatigue, mettez-le au lit pour qu’il attrape son train du sommeil. Un train raté peut générer un endormissement très difficile ensuite …”

Tellement vrai. Même nous, adultes sommes victimes de ce petit train du sommeil. Parfois on baille devant la télé, puis on lutte pour finir cette émission si intéressante, parfois même, on ferme les paupières quelques instants tout en continuant à écouter d’une oreille, réveillés soudainement par un ronflement. Puis une fois dans notre lit, impossible de dormir.

Les bébés, c’est la même chose.

On les garde éveiller parce que tata Gertrude va bientôt passer pour voir sa frimousse, ou parce que, pour une fois, on a envie de passer la soirée avec des amis mais sans avoir amener le lit parapluie, ou bien simplement parce qu’on est pas sûre ou qu’on veut profiter un peu après une journée au travail, loin de lui. Parfois, on a juste la flemme de le mettre au lit là, tout de suite maintenant.

En les observant bien nos tout-petits, on finit par les reconnaître les signes de fatigue. Ils sont différents d’un enfant à l’autre, mais on finit par les identifier.

Par exemple, mon tout-petit, quand il est fatigué, il ne s’endort pas n’importe où, non, il est super énervé, il crie, il remue dans tous les sens.

Bref, ça ne sert à rien d’attendre que les heures passent en pensant que plus il sera tard, plus bébé sera fatigué.

Et sachez qu’avec les tout-petits, rien n’est jamais gagné … parfois, ils dorment très bien, d’un sommeil profond, puis du jour au lendemain, c’est l’enfer du coucher  pour plusieurs semaines, mois …

Je voudrais compléter cet article en approfondissant cette notion de “train du sommeil”. Pour cela je partage avec vous la fiche du site les-supers-parents.com sur le sujet.

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P.S. : Je vous recommande vivement l’achat de ces fiches, elles sont vraiment bien faites et très utiles.

 

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Time out / Temps mort

Time Out… pour se calmer

Le Time Out est un moyen d’aider les enfants, et les adultes, quand les émotions deviennent trop fortes, une période pour faire retomber la pression qui donne à chacun une chance de se calmer. La version du Time Out de ce programme d’éducation comporte deux niveaux.

Le premier niveau marche bien pour les enfants entre 3 et 8 ans. En tant que parents, on garde le contrôle en donnant un temps mort (Time Out) à un enfant qui choisit d’enfreindre les règles familiales. Le Time Out nous aide à garder des limites claires sans se plaindre constamment ni ajouter notre propre colère à celle des enfants. Le programme d’éducation suggère que le Time Out soit donné avec une voix calme comme une pénalité pour un certain nombre de comportements inacceptables, il est préférable de le garder en réserve pour l’agression, la violence, la destruction volontaire ou la méchanceté répétée.

Le deuxième niveau encourage les enfants à se familiariser à l’idée, à arrêter avant d’exploser en choisissant de se donner eux-mêmes un temps mort quand ils se sentent énervés. (On verra plus en détail comment gérer la colère en session 5). Les enfants qui apprennent eux-mêmes à se donner un Time Out quand ils ont besoin de se calmer méritent  d’être complimentés pour avoir appris à gérer leurs émotions et leur comportement.

Le Time Out ne devrait pas être humiliant ou effrayant pour l’enfant, il est censé être une stratégie pour se calmer, et non pas une dure punition.

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Etapes pour le Time Out        

Avant

  1. Expliquez clairement l’idée du Time Out à l’enfant/aux enfants.
  2. Discutez de quel comportement conduira au Time Out, et accordez-vous sur une règle à son sujet.
  3. Choisissez un endroit pour le Time Out qui est à la fois ennuyant (une chaise basse, le sol) et à un endroit où l’enfant et le parent peuvent se voir.
  4. Décidez combien de temps ça va durer (entre 30 secondes et 2 minutes).

Quand une règle a été enfreinte

  1. Donnez un avertissement clair, en rappelant à l’enfant la règle qui n’a pas été respectée et qu’il/elle a une seconde chance (si vous avez une règle qui dit “ne pas frapper”, cela mérite Time Out, sans seconde chance)
  2. Si la règle est enfreinte une seconde fois, dites à l’enfant d’aller à l’endroit du Time Out.
  3. Ignorez tous les commentaires, promesses, disputes, supplications.
  4. Rappelez à l’enfant combien va durer le Time Out.
  5. Rappelez à l’enfant que le Time Out ne commence que quand il/elle s’assoit en silence; pendant le Time Out, et en particulier avec des jeunes enfants, restez proches mais ne lui prêtez aucune attention directe.
  6. Quand l’enfant est prêt, installez un minuteur, un sablier ou une montre, etc. pour le temps prévu. (Vous n’aurez pas besoin de rappeler le temps et cela aide à garder le Time Out neutre).
  7. Quand le Time Out est fini, félicitez l’enfant pour l’avoir bien pris (sans rien dire sur le comportement non désiré) et invitez-le/la à faire quelque chose de plaisant avec vous (Time in).

Plus tard (quand vous êtes calmes tous les deux et en fonction de l’âge de l’enfant)

  1. Demandez à l’enfant comment il/elle s’est senti juste avant de faire le choix qui a mené au Time Out.
  2. Demandez à l’enfant de suggérer ce qu’il/elle pourrait faire différemment si la situation se reproduisait.

Certains enfants trouvent difficile d’accepter qu’on leur donne Time Out. Un moyen de le rendre plus facile à accepter est de penser avec attention à comment parler de l’endroit du Time Out. S’ils s’asseyent sur un “coussin calmant” ou vont au “coin qui calme” vous allez renforcer l’idée pour eux (et pour vous) le message important qui est que Time Out est fait pour les aider à gérer leur fortes émotions dans un endroit sûr.

Si un enfant refuse d’appliquer le Time Out, posez-vous ces questions?

  • Ai-je expliqué le Time Out assez clairement pour que l’enfant comprenne ce que nous faisons?
  • Est-ce que mon enfant a l’habitude que je sois ferme et que j’aie des limites claires? (Si non, il se peut qu’il teste d’abord les limites)
  • est-ce que je donne le Time Out quand je suis calme, et ainsi l’enfant ne se sent pas rejeté, humilié ou effrayé?
  • Est-ce que je laisse l’enfant tenter d’échapper au Time Out en nous flattant ou en négociant)?
  • Est-ce que l’endroit du Time Out est sûr pour l’enfant?
  • Est-ce que je reste près de l’enfant pendant le Time Out? (C’est important avec les jeunes enfants).
  • Est-ce que je garde une durée du Time Out courte?
  • Est-ce que je complimente mon enfant quand le Time Out est fini, et on passe plus de temps ensemble?

Souvent il n’y a pas un seul enfant impliqué quand on a besoin de donner Time Out. Si c’est clair de savoir qui s’est mal comporté, alors vous saurez qui a besoin du Time Out. Parfois, ce n’est pas facile de savoir exactement ce qui s’est passé et dans ce cas, vous avez besoin de donner un bref Time Out aux deux enfants. Même si ce n’est pas complètement juste, c’est peut-être ce que vous pouvez faire de mieux, et cela fera arrêter à l’enfant de penser qu’ils peuvent vous convaincre que c’est la faute de l’autre enfant.

Si un ou plusieurs enfants se comportent vraiment bien, essayez de lui prêter de l’attention pendant que l’autre enfant est en Time Out, comme ça vous ne tombez pas dans le piège de donner plus d’importance au mauvais comportement qu’au bon. Par exemple, vous pouvez jouer avec lui ou lui demander de vous aider dans une tâche. Dès que le Time Out finit, invitez l’autre enfant à se joindre à l’activité pour aider à retrouver une bonne ambiance.

 

EXERCICE PRATIQUE : Utilisez cette page pour noter vos plans pour introduire le Time Out dans la famille.

PLANIFIER LE TIME OUT

  1. Comportement qui peut mener au Time Out si une règle sur laquelle on était d’accord n’est pas respectée.
  1. Où avoir le Time Out?

(vous pouvez avoir besoin de plusieurs endroits si vous avez plusieurs enfants)

  1. Combien de temps va durer Time Out pour chaque enfant de la famille

(30 secondes – 2minutes);restez assis sans rien faire 1 minute pour voir comment ça fait)

  1. Que puis-je utiliser pour chronométrer le temps?
  1. Que peut-on faire comme activité quand le Time Out est fini?
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Savoir complimenter

Etapes pour complimenter efficacement

  1. Donner à l’enfant toute votre attention
  2. Approchez-vous de l’enfant.
  3. Ayez l’air satisfait et partagez ce plaisir.
  4. Soyez précis : décrivez ce que vous aimez.
  5. Demandez à l’enfant ce qu’il/elle pense.
  6. Recherchez le contact visuel.
  7. Pensez ce que vous dites – soyez sincère et montrez-le avec une voix chaleureuse.
  8. Touchez l’enfant gentiment.
  9. Donnez de la fierté à l’enfant (“Tu mérites de te sentir fier de toi”)

Si vous faites déjà des compliments, vous pouvez vérifier comment vous le faites et voir si vous voulez changer ou ajouter quelque chose. Si l’idée de complimenter est nouvelle, vous pouvez commencer avec seulement une ou deux de ces idées, et en utiliser plus au fur et à mesure que vous vous habituez à complimenter. Réfléchissez à ce que vous pouvez complimenter et répéter dans votre tête ce que vous voulez dire rend le processus plus facile au début.

Complimenter pour avoir fait et complimenter pour être

Il y a deux sortes de compliments.

Complimenter pour avoir fait dit à quelqu’un que vous avez remarquer ce qu’ils font, et que vous aimez ça. Si on reconnait les efforts des enfants, il y a plus de chance qu’ils reproduisent l’action – et plus de chance qu’ils réussissent.

Complimenter pour être dit à quelqu’un qu’ils content pour nous juste pour être ce qu’ils sont – leurs propres qualités, leur personnalité, etc. Ils n’ont rien à faire pour gagner le compliment, il est inconditionnel.

Cela peut être difficile de décider si le compliment est pour être ou pour faire. Penser à quand on complimente peut aider. Complimente-t-on quand on voit quelque chose de fait, ou parce que ça nous arrive de penser à ça et que c’est généralement vrai. Ainsi, avec les premiers exemples ci-après, complimenter un enfant pour offrir son jouet à un copain est un compliment pour faire, dire que vous appréciez sa générosité pour l’avoir donné est aussi un compliment pour faire. Faire un commentaire sur combien l’enfant est généreux à un autre moment, pas en lien avec un évènement particulier est un compliment pour être.

EXERCICE PRATIQUE : Compléter le tableau suivant (si vous bloquez ou voulez la correction n’hésitez pas à me contacter.

CE POURQUOI ON PEUT COMPLIMENTER / ENCOURAGER NOS ENFANTS
pour avoir fait pour être
MS-etre-avoiroffrir son jeu préféré à un copaingénérosité de partager ses jouets

ranger ses habits

faire la vaisselle

prendre un message pour quelqu’un

confiance

son magnifique sourire

être prêt à l’heure

nourrir son animal

faire des efforts à l’école

gentillesse avec frères/sœurs

ramasser le hochet de bébé

répondre au téléphone pour vous

sens de l’humour

raconter une blague drôle

Bulle-fleche

 

 

MOYENS DE COMPLIMENTER ET ENCOURAGER LES ENFANTS

Exemples de choses qu’on peut direBravoC’est sympa d’être avec toiVoilà ce que j’appelle du nettoyage!Merci pour ton aideJ’avais hâte que tu rentres à la maisonJe vois un garçon/fille qui porte un verre en faisant attentionWow! Dja prêt pour l’école?Je suis impressionnéeJe suis contente(e) de te voir

C’est si agréable de te prendre dans les bras

 

Exemples de choses qu’on peut faireTaper gentiment sur l’épaule/la têtePasser son bras autour du cou de l’enfantFaire un signe du pouce / tape 5Afficher des photos, certificatsApplaudirDonner des autocollants, badge s, étoilesRécompenses alimentaires (avec modération)Des prix comme récompenses et des privilèges (ex : choisir un jeu nouveau jeu, regarder une vidéo ensemble, inviter un ami pour jouer, faire une sortie spéciale, plus d’argent de poche)Passer du temps en partageant leurs intérêts, et leur faire connaitre les vôtres
 bulle-liste

 

Nous complimenter nous-mêmes

Beaucoup de gens pensent que l’idée de se complimenter soi-même est bizarre – même si on est généralement assez bons pour l’autocritique! Cela peut être difficile de penser et dire des bonnes choses sur soi-même si personne d’autre ne le fait. Il se peut qu’on ait grandi avec l’idée qu’on ne mérite aucun compliment – ce qui est faux. Ce n’est jamais trop tard pour commencer à se mettre des tapes dans le dos.

Une autre difficulté vient de notre confusion entre se complimenter soi-même et être vantard ou vaniteux. S’auto-complimenter signifie reconnaitre qu’on a bien fait quelque chose (complimenter pour avoir fait) ou qu’on a des qualités que nous apprécions (complimenter pour être). C’est être vantard seulement si on compare notre performance pour se sentir supérieur, “mieux que” quelqu’un d’autre, et eux inférieurs, “moins bien que” nous.

S’auto-complimenter, parfois à haute voix et souvent intérieurement, est normal, on le mérite. S’auto-complimenter devant les enfants leur montre que c’est normal pour eux de se taper dans le dos quand ils ont bien fait quelque chose. Ils continueront à apprécier les compliments venant des autres, mais ils seront moins dépendants des compliments des autres.

 

Le moment de mettre en pratique

  • Complimentez chaque membre de la famille au moins une fois, pour avoir fait et pour être.
  • Si vous avez déjà tendance à complimenter souvent, cherchez à savoir quelle sorte de compliments vous donnez. Un enfant reçoit-il plus de compliments qu’un autre? Qu’en est-il des autres adultes de la maison, nous en avons besoin aussi
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La question de la discipline

Le mot “discipline” est si souvent utilisé pour signifier punition que l’idée de discipline positive peut de prime abord paraitre étrange. Le mot a la même origine que le mot “disciple”, celui qui suit, quelqu’un qui est guidé. Dans ce programme, on pense de cette façon : la discipline est un système pour guider les enfants, pas pour les punir.

Quel est l’intérêt de la discipline avec les enfants? Nous pensons qu’ils ont besoin de notre aide une importante panoplie de compétences, celles qui leur seront utiles pour le reste de leur vie. Cela comprend l’habilité de donner et recevoir, penser aux besoins des autres autant qu’aux leurs; des compétences pour avoir de bonnes relations avec autrui; prendre la responsabilité de leurs actions et tenir ses promesses. Et bien sûr ils ont besoin d’apprendre à prendre soin d’eux-mêmes de manière pratique, plutôt que rester dépendants des autres. La discipline est donc un moyen pour parvenir à une fin, plutôt qu’une fin en soi, un moyen d’aider les enfants à devenir des gens confiants, indépendants, responsables et qui s’adaptent.

A la différence d’une voiture ou une machine à laver, les enfants ne sont pas préprogrammés. Ils ne viennent pas non plus au monde en ayant lu une notice d’instruction comportementale, ce qui est exactement comme le fait qu’il n’y a pas deux familles, deux écoles ou deux communautés qui se ressemblent complètement. Ca signifie que les adultes doivent être clairs, pour que les enfants sachent exactement ce qu’on attend d’eux; être patients, car ça prend du temps de maitriser ces compétences; et laisser les enfants développer leur propre personnalité et leurs préférences aussi. Rien de tout ça n’est facile!

On peut forcer les enfants à obéir, nous sommes plus grands et plus puissants qu’eux. Mais à long terme, c’est plus utile pour eux d’apprendre à coopérer grâce à la compréhension et l’autodiscipline, et non pas parce qu’ils ont peur de nous.

La discipline positive

La discipline positive c’est encourager. Elle inclut l’idée que les enfants ont besoin de temps pour apprendre quel comportement est acceptable et ce qui ne l’est pas, et qu’ils commettront des erreurs. Elle prête aussi attention à ce qu’ils font de bien, plutôt que remarquer seulement ce qui ne va pas. Elle laisse les adultes en charge tout en respectant les droits des enfants et leurs sentiments et les aide à penser et agir par eux-mêmes. Le but est d’aider les enfants à apprendre l’autodiscipline, à prendre la responsabilité de leurs propres actions, et de traiter eux-mêmes et les autres avec soin et respect.

Voici quelques ingrédients de la discipline positive. Elle

  • établit et maintient des limites claires
  • remarque et récompense le comportement positif
  • utilise des punitions raisonnables en réponse au mauvais comportement

La discipline positive a un effet positif sur les enfants et les adolescents : elle leur montre comment améliorer leur comportement sans leur faire sentir qu’eux-mêmes sont mauvais.

La discipline négative

La discipline négative se concentre sur ce que les enfants font mal. Elle se base pour contrôler les enfants sur leur peur du pouvoir des adultes. Ses méthodes sont injustes, durs et souvent inconsistantes, et sont basées sur la punition. Cela enseigne ce qui ne va pas mais explique rarement ce qu’il faut faire ni enseigne le bon comportement.

La discipline négative a un effet négatif sur les enfants : cela leur fait penser non seulement qu’ils ont mal fait, mais qu’ils sont eux-mêmes mauvais.

Il y a une autre approche qui, tout en n’étant pas dure, n’aide pas. C’est l’attitude hyper indulgente et “marshmallow” (tout doux et sucré), elle tend à rendre les enfants égoïstes et irrespectueux.

TYPES DE DISCIPLINE 
Positive : JUSTE, FERME, CONSISTANT, DOUX

 

des règles claires et raisonnables

une attitude ouverte et flexible

donner des choix justes (avec les conséquences)

négocier

ignorer certains comportements (pas l’enfant)

écouter tous les partis dans une querelle

 

Négative : INJUSTE, CRITIQUE, INCONSISTANT, DURE 

des règles floues ou irraisonnables

une attitude rigide ou indulgente

critique

rabaisser

ignorer l’enfant

utiliser la culpabilité

colère

parfois céder

corruption

humiliation

ridiculiser

favoriser un enfant

 

Récompenses 

complimenter

gestes amicaux

histoire supplémentaire

étoiles>récompenses

 

responsabilité

 

encouragement

argent de poche supplémentaire

jeux en plus

temps ensemble supplémentaire

 

Punitions 

Time Out

interdiction de sorties

perte de privilège

déception parentale

“rembourser” dégâts

moins/pas de télé

confisquer jeux

perte de récompenses

 

Punitions 

crier

frapper

donner une claque

enfermer (dans ou hors…)

déraisonnable interdiction de sortie

menaces

 

 

 

 

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